Et oui ! Mieux vaut tard que jamais comme on dit... Voici enfin la fin de "Comptabilité" ! Je parie que vous ne l'attendiez plus.
Petite info que je n'avais pas donnée : ce fantasme appartient à C et K, elles se reconnaîtront si elles passent par ici ! Merci à elles de m'avoir confié leurs envies.
Aller, comme je suis gentille, je vous remets le début. Pour rappel, ce texte prend la suite directe de Tchat, que vous pouvez trouver à droite dans la rubrique érotique ou simplement en cliquant sur le mot.
Arnaud se radossa à son
fauteuil dans un grand soupir de frustration. Le feu aux tempes, il était
incapable de vider son esprit des images que Syl avait évoquées. En fermant un
instant les yeux, il lui semblait même pouvoir sentir son odeur, serrer ses poignets
dans ses mains. La nuit allait être longue, très longue... Et même s'il
décidait de passer chez elle en quittant son travail, il y avait fort à parier
qu'elle ne daignerait pas lui ouvrir la porte. Souriant pour lui-même, il
songea que la garce ne perdait rien pour attendre : sa punition serait à la
hauteur de la frustration qu'il endurait !
D'un coup d'œil sur son portable, Arnaud constata qu’il était presque 19h.
Parfait. La majorité des employés de l'entreprise était déjà partie, à
l'exception de quelques travailleurs zélés, encore plongés dans des dossiers
sans fin. Les préposés aux chaînes de production, quant à eux, ne bougeraient
pas de leur poste avant la pause de 21h. Il disposait ainsi de deux bonnes
heures de tranquillité, les écrans de contrôle devant lui n'affichant que des
couloirs vides. Voilà qui allait lui laisser le temps de peaufiner le scénario
de la punition qu'il comptait administrer à Syl...
Alors qu'Arnaud s'apprêtait à se lever pour se servir un café, un détail sur
l'un des écrans capta son attention : l'image montrant le couloir du service de
comptabilité semblait plus trouble que les autres. Fronçant les sourcils,
l'homme approcha son visage de l'écran. De la fumée. Légère, mais de la fumée
quand même. "Sonia et sa clope du soir" songea-t-il. La jeune
comptable avait en effet pris une mauvaise habitude : ne pas respecter
l'interdiction de fumer dans les locaux, dès lors qu'elle se retrouvait seule à
son étage. La porte de son bureau devait être mal fermée. Par acquis de conscience,
Arnaud décida tout de même d'aller vérifier l'origine de cette fumée. Il
ramassa son biper sur son bureau, le fixa à sa ceinture et pris la direction de
l'ascenseur. En attendant ce dernier, l'homme se remémora les nombreuses
œillades et provocations que Sonia lui avait lancées. C'était peut-être
l'occasion de voir ce qu'il y avait sous ces apparences... Ou sous la jupe de
son tailleur !
Parvenu au troisième
étage, Arnaud se dirigea directement vers le bureau de la jeune comptable. La
caméra qui renvoyait une image enfumée se trouvait juste au-dessus de sa porte.
Au fur et à mesure de son approche, l’odeur de tabac et l’absence d’une fumée
plus importante qu’un simple filet lui confirmait sa première impression :
Sonia profitait de la désertification des bureaux pour s’autoriser une pause
cigarette sans avoir à descendre. Il s’apprêtait à frapper à la porte, mais il
ne résista pas à l’envie de la prendre sur le fait et poussa doucement le
battant afin d’ouvrir sans qu’elle s’en rende compte. Il allait ainsi pouvoir
l’observer à son aise. Pivotant sans bruit, la porte dévoila l’intérieur de la
pièce. Le bureau, qui occupait pratiquement tout l’espace, croulait sous une
impressionnante masse de dossiers multicolores, laissant à peine assez de place
pour l’écran et le clavier de l’ordinateur. En revanche, la table sur la droite
n’en supportait qu’un seul, consciencieusement étalé sur toute la surface, le
fauteuil à roulette lui faisant face. Le surveillant embrassa brièvement du
regard ce tableau, au demeurant très loin d’être le plus intéressant. De
l’autre côté du bureau, la jeune comptable accoudée à la fenêtre offrait une
vision bien plus agréable.
De là où il se trouvait,
Arnaud ne pouvait la voir que de dos, mais l’image n’en était pas moins belle.
Penchée sur le rebord de la fenêtre, Sonia tirait de longues bouffées de sa
cigarette sans se rendre compte que le courant d’air faisait entrer la fumée
dans la pièce. Ainsi courbée, sa jupe de tailleur remontait haut sur ses
cuisses, laissant deviner le bas d’une jarretière de dentelle. Appuyé contre le chambranle de la porte,
l’homme ne se privait pas de détailler sa silhouette. Ses hanches rondes, sa
taille marquée, son buste élancé et ses cheveux noir retenus par un crayon en
un chignon informe. Le temps d’une pensée, il se vit parfaitement caresser du
bout des doigts la nuque gracile avant de libérer sa crinière.
Toujours dans l’embrasure
de la porte, Arnaud hésitait devant l’alternative qui s’offrait à lui. Signaler
sa présence pour prendre Sonia sur le fait ou poursuivre son observation encore
un moment. La première option offrait tout de même un large avantage :
pouvoir l’observer de face, cet angle de vue n’ayant rien à envier au
précédent.
« Tu sais que tu
enfumes tout le couloir ? »
La jeune comptable
sursauta et écrasa sa cigarette sans réfléchir, comme une adolescente prise en
faute par sa mère.
« Je … Oui… Je …
Désolée. » Bafouilla-t-elle.
Voyant cette réaction,
Arnaud décida de pousser un peu plus loin sa réprimande.
« Tu vas finir par
déclencher les alarmes. »
Il ne l’avait jamais
tutoyée jusqu’à présent, mais l’instant lui semblait bien choisi. Sonia ne
semblait d’ailleurs pas s’en offenser. Le visage légèrement baissé vers le sol,
elle levait furtivement les yeux pour l’observer, mais les baissait
immédiatement dès qu’elle croisait son regard. A la fois soumise et insolente,
se dit-il. Comme Syl. Alors qu’il poursuivait la comparaison en pensée, la
jeune femme quitta la fenêtre pour s’approcher de son bureau, et par-là même,
de lui. Ses jambes fines, qu’allongeaient encore de hauts talons aiguilles,
accrochèrent le regard d’Arnaud, emmêlant encore ses pensées.
« Tu mériterais une
fessée », songea-t-il, sans se rendre compte qu’il joignait la parole à
cette pensée.
« Chiche »
Le mot avait été prononcé
presque à voix basse, mais il avait suffit à le stopper tout net alors qu’il
s’apprêtait à sortir, la main tétanisée sur la poignée de la porte. Se
retournant lentement, Arnaud se demandait s’il avait bien entendu ou si sa
frustration lui jouait des tours. L’invitation avait tout de même quelque chose
d’irréel, lui laissant l’impression d’être un improbable plombier dans un
mauvais film X. De nouveau face à elle, à moins de deux mètres de son corps, il
avait toutes les peines du monde à reprendre son souffle. Cette fois, Sonia ne
baissait pas les yeux. Elle le fixait au contraire avec une insolence
consommée, le corps tendu, son regard confirmant sans doute possible
l’invitation. Il fit un pas vers elle, comblant ainsi l’essentiel de la
distance entre eux, et saisi la jeune femme par les hanches.
« Il ne faut pas
provoquer les hommes ainsi, jeune fille…»
Alors qu’il prononçait
ces mots, le langage de son corps affirmait exactement l’inverse, et sa voix,
soudain plus basse, dévoilait son désir.
« Pourquoi ? »,
souffla-t-elle.
Il prit le temps de
l’embrasser avant de lui répondre. A la façon dont elle lui rendit son baiser,
il sut qu’elle lui donnait toute licence. La faisant tourner sur elle-même
comme une poupée, il se colla contre ses reins, l’un de ses bras passé autour
de sa taille fine.
« Parce que je
pourrais te prendre au mot. »
Ainsi lovés l’un contre
l’autre, Arnaud ne put manquer le frisson qui parcouru le corps de la jeune
femme, encore moins la soudaine accélération de son souffle. Visiblement, la
promesse ne la laissait pas indifférente… Il n’avait pas besoin de réponse plus
claire. Maintenant toujours Sonia contre lui d’un bras, il laissa son autre
main glisser sur son corps, suivre le creux de la taille et la courbe de la
hanche, descendre sur la cuisse… Elle soupira sous la caresse et bascula sa
tête en arrière, l’appuyant contre l’épaule de son partenaire. Même perchée sur
ses talons, il la dépassait encore de presque une tête, et elle avait
l’impression que les mains posées sur elle pouvaient la recouvrir toute
entière. Un nouveau frisson la parcouru à cette idée.
Derrière elle, Arnaud
poursuivait son exploration. Ses deux mains glissaient sur le ventre de la
jeune femme, remontant vers ses seins généreux pour les caresser au travers du
tissu. Délaissant un instant ces rondeurs, il fit glisser ensemble les
bretelles du caraco et du soutien-gorge, dévoilant ainsi l’épaule où ses lèvres
et ses dents se posèrent aussitôt. Ses mains poursuivaient leur exploration
sans pouvoir s’arrêter. Il était désormais trop tard pour faire marche arrière.
S’il s’interrompait maintenant, ne serait-ce qu’une seconde, il sentait que
l’instant volerait en éclat. La volupté du moment laisserait place à la gêne et
le fragile assemblage de leur complicité se briserait comme du verre.
Sonia semblait retenir
son souffle, attendant l’instant où son fantasme prendrait corps, le redoutant
en même temps. Pourtant elle avait prié pour ce geste, elle avait croisé les
doigts, et tout ce qui peut se croiser, pour voir cette envie se concrétiser.
Mais si tout s’arrêtait ? Aurait-elle une autre chance ? Une autre
occasion ? La réalité croiserait-elle encore la route de son
fantasme ? Rien n’était moins sûr. Aussi s’appliquait-elle à ne pas
contrarier les instincts d’Arnaud. Même si l’attente était insoutenable, même
si elle aurait souhaité qu’il délaisse à l’instant même les caresses pour la
fessée dont elle rêvait. Malgré tout cela elle restait immobile, tendu comme un
glaive mais docile et offerte sous les doigts inquisiteurs de son partenaire.
Rien ne devait troubler ce moment. Son temps personnel semblait suspendu, comme
une horloge se moquant du temps des autres. Un instant égaré hors de la courbe
du temps, où même respirer n’avait plus d’importance. Où seul comptait son
fantasme en réalisation.
Mais qu’attendait-il
donc ? Il lui semblait que les mains d’Arnaud hésitaient, qu’elles ne
savaient que faire, comment aborder son offrande. Sans se rendre compte qu’il
prolongeait volontairement son attente, goûtant avec délice son impatience. A
demi suffocante, elle attendait tremblante, qu’il daigne prendre possession
d’elle. Que son amant d’un soir soit le Maître qu’elle souhaitait.
Souriant pour lui-même,
Arnaud ne perdait pas une miette du supplice de l’attente. Enfin, au bout de ce
qui parut à Sonia une éternité, il fit ses mains plus fermes, sa poigne plus
pressante sur les rondeurs de son corps.
« Enfin ! »,
songea-t-elle. Elle avait cru que cet instant ne viendrait jamais. Son soupir
de plaisir n’échappa pas à l’homme derrière elle. Il remonta une main dans son
dos, la saisie à la nuque et la tourna lentement, mais fermement vers le bureau
le moins encombré. Plaquant dessus le buste de la jeune femme, il envoya valser
sans remord le contenu du dossier sur le sol. D’un geste dont la maîtrise
laissait deviner l’habitude, il retroussa sa jupe jusqu’en haut de ses hanches,
rempart illusoire, bien incapable de repousser l’assaut qui se préparait. Ainsi
exhibées par la pose indécente, ses fesses saillaient comme une offrande. Ses
jambes légèrement écartées pour assurer son équilibre laissaient ruisseler
l’humidité révélatrice de son état. L’esprit de Sonia s’emballait autant que
son corps. Impatiente, essoufflée, elle attendait la main tantôt caressante,
tantôt brutale d’Arnaud. Elle voulait être tout : la putain qui accepte,
et la Déesse toute puissante sans le consentement de qui rien ne peut être
possible. Oui, elle voulait être tout cela. Depuis longtemps. Et enfin, un
partenaire se profilait, enfin un homme semblait capable de comprendre son
besoin et son désir.
La main d’Arnaud
s’abattit sans sommation. Brutale et avide. Incapable de la moindre compassion.
La paume ferme claquait sur les rondeurs joufflues, propageant dans tout le
corps de Sonia une chaleur sans pareil. Chaque claque irradiait depuis ses
fesses rougissantes jusqu’au bout de ses seins dressés, jusqu’au bout de son
clitoris gonflé. Bien loin d’éteindre son trouble, la correction allumait en
elle un véritable incendie. Des sensations électriques tiraillaient ses reins
et son sexe. Elle se sentait sur le point d’exploser. Un plaisir à mille lieues
de ses petits orgasmes masturbatoires montait en elle, menaçait de la submerger
à chaque coup, puis refluait avant le suivant.
Derrière elle, Arnaud
observait sa victime consentante. Il ne voulait pas manquer de maîtrise, il ne
voulait pas que trop d’empressement abrège le supplice. Sentant la monté qui
s’opérait dans le corps de sa partenaire, il ralentit imperceptiblement le
rythme. Juste assez pour la maintenir au bord de l’orgasme, mais lui
interdisant de l’atteindre tout de suite. Ses yeux glissèrent sur les fesses à
présent écarlates de Sonia. Cette vision l’emplissait de désir. Il cessa une
seconde sa fessée pour pousser ses doigts au fond de son sexe trempé. La jeune
femme poussa un cri de surprise.
« Silence »,
lui intima-t-il.
Bien que dit sans
violence, sans même hausser le ton, l’ordre claqua aussi nettement que les
claques sur ses fesses, faisant encore monter son excitation.
Quelques instants encore,
il fouilla son sexe dégoulinant de désir. Puis, la main désormais mouillée
reprit son brutal manège. Chaque claque était plus forte que la précédente,
claquait plus net sur la peau de Sonia. La paume trempée d’Arnaud lui donnait
d’autant plus de plaisir qu’elle lui faisait plus mal. Le plaisir éclata
soudain en elle, fulgurant, dévastateur, lui laissant le souffle court et les
jambes tremblantes, incapables de la porter. La laissant glisser à genoux,
Arnaud sourit. Elle était aussi réceptive qu’il pouvait l’espérer.
Après quelques secondes
pour lui permettre de reprendre son souffle, il se pencha vers son oreille.
« Tu n’avais pas la
permission de jouir, il me semble. Il va falloir te faire
pardonner. »
Tirant sur le crayon qui
retenait son chignon, il libéra ses cheveux pour mieux les empoigner. Fermement
mais sans brutalité, il guida sa tête vers son sexe qui déformait son pantalon
de sa raideur. La jeune femme glissa ses doigts sur la ceinture et la déboucla.
Sans autres formes de procès, elle fit sauter le bouton, descendit la fermeture
éclaire et abaissa pantalon et caleçon pour libérer le sexe qui lui faisait
face. Gourmande, elle enroula sa langue autour du gland, prenant tout son temps
pour l’enduire de salive et jouer avec le prépuce retroussé. Levant les yeux
vers son Maître d’un soir, elle pu voir qu’il fermait à demi les yeux, retenant
ses gémissements. Joueuse, elle laissa le bout de sa langue agacer le méat,
puis le frein. Enroulant de nouveau sa langue tout autour de la verge d’Arnaud,
elle glissa ses lèvres jusqu’au bord du gland, puis s’arrêta, espérant jouer
encore quelques instants de son attente.
Mais son partenaire affermit sa prise dans ses
cheveux et poussa son sexe tout au fond de sa bouche, l’amenant à l’avaler
complètement. Il la maintint ainsi deux ou trois secondes, soupirant d’aise,
avant de desserrer légèrement sa poigne et de lui redonner ainsi la maîtrise de
sa fellation. Elle entama alors un lent mouvement de va et vient, prenant bien
soin de l‘avaler chaque fois complètement. Arnaud gémit de plaisir et lui
imprima un mouvement plus rapide. Il sentait une agréable brûlure naître dans
ses reins. Le plaisir commençait à monter et il n’entendait pas le laisser
s’échapper une fois de plus ce soir.
D’une pression de la
main, il la fit encore accélérer, guidant son action avec plus de fermeté,
accompagnant chaque aller, initiant chaque retour. Il guidait ainsi sa bouche
vers son plaisir, vers cette explosion des sens qu’il espérait maintenant de
tout son corps.
Dans son bas ventre, le
tourbillon s’intensifia, approcha dangereusement du point de rupture. Arrivé au
bord de l’explosion, il s’engouffra une
dernière fois tout au fond de la bouche de sa partenaire, maintenant sa tête
pour jouir à long trait dans sa gorge. Étourdie Sonia ne songea pas un instant
à essayer de s’écarter. Elle voulait le garder encore un peu en elle, sentir sa
jouissance s’écouler dans sa bouche.
Recouvrant ses esprits en
même temps que son souffle, Arnaud se glissa hors de ses lèvres. Se penchant
vers elle, il embrassa le lobe de son oreille et murmura : « Ne fume
plus dans ton bureau, ou tu seras punie. »
Sonia le laissa s’éclipser, se redressa, et se jura de fumer chaque
soir, sans jamais fermer convenablement sa porte.